Vietnam

map_vietnamLes Vietnamiens vous diront que leur pays ressemble à une tige de bambou utilisée pour le transport des marchandises à dos d’homme. A chaque extrémité, on a suspendu un énorme panier de riz: l’un est le delta du fleuve Rouge, l’autre celui du Mékong… Bordé au nord par la Chine, à l’ouest par le Laos et le Cambodge, ouvert à l’est sur le golfe du Tonkin et le Nam Hai (mer de Chine méridionale), le Vietnam couvre un peu plus de 330’000 km2, soit une superficie égale au trois cinquième de la France. La population vietnamienne compte 87 millions d’habitants.

Géographiquement, le Vietnam se divise en trois grandes régions. Le pouls du riche delta du fleuve Rouge (Tonkin), au nord, bat autour de Hanoi, la capitale du pays (près de 3 millions d’habitants). La région montagneuse du centre (Annam) est dominée par la ville portuaire de Dananget l’ancienne capitale impériale de Hué. Enfin, au Sud, s’épanche le généreux delta du Mékong (Cochinchine), avec Ho Chi Minh-Ville ex-Saigon (env. 7 millions d’habitants), la plus grande ville du pays. Les Viet (Kinh), qui vivent essentiellement dans les plaines et les agglomérations urbaines, forment la majorité de la population (86%). A leurs côtés, quelque 53 ethnies minoritaires se répartissent principalement dans les reliefs frontaliers. La montagne et les plateaux recouvrent les trois quarts du Vietnam. Les basses terres, occupant le reste, forment une mosaïque verdoyante de rizières et de champs entrecoupés d’innombrables fleuves et canaux. Le pays se prolonge en mer par des milliers d’îles.

Hanoi

HanoiC’est le printemps à Hanoi! Alors que la chaleur humide du Cambodge nous a habitués aux tenues légères, nous revêtons nos pulls et nos chaussettes pour ne pas prendre froid dans la capitale vietnamienne dont nous admirrons pendant 2 jours les monuments et autres vestiges du passé ainsi que la culture et l’art culinaire. Nous découvrons le temple de la Littérature, dit le Van Mieu, édifice dédié à Confussius où se crée en 1076 la toute première université du Vietnam, basée sur la doctrine philosophique et morale confucéenne, réservée à l’origine aux fils de nobles et aux mandarins. Après avoir franchi les multiples portes, cours et pavillons du temple, nos oreilles nous conduisent tout droit vers le bâtiment des cérémonies où se joue, un concert de musique traditionnelle… Le temps s’arrête au son de ces instruments à cordes et à percussion jusqu’alors inconnus! La musique vietnamienne est une ode à la douceur et ses mélodies paisibles nous plongent instantanément dans le calme. Un havre de paix pour nos esprits en constante ébullition durant ce voyage.

Halte obligatoire au musée d’Ethnographie, un incontournable! Il retrace, au travers d’objets, de maquettes merveilleusement réalisées, de photographies et de films, la vie quotidienne, les us et coutumes des différentes ethnies minoritaires du pays (soit 54 au total). Un bref aperçu de ce que nos yeux pourront admirer une fois dans les montagnes de Sapa.

Après le musée, fascinante démonstration des 3 différentes méthodes de laquage propres au Vietnam (nacre, coquille d’oeuf et peinture). Une tradition qui se transmet de génération en génération. Surprise à la sortie, les petites mains de Joana ont innocemment empreinté un mini papillon de nacre que notre petite baroudeuse voulait garder en souvenir de la laquerie de Hanoi.

Le lendemain fut une journée un peu spéciale. Cécile se fait voler sont iPhone à l’arrachée alors qu’elle prenait des photos au bord du lac Rouge. On passe alors toute la matinée et le début de l’après-midi à bloquer carte SIM, comptes emails et à changer tous nos codes d’accès! Mauvais point pour le blog qui a perdu son appareil photo! La deuxième partie de la journée nous réconcilie avec Hanoi dont nous parcourons les ruelles de la vieille ville. Charme et atmosphères insolites dans ses rues bordées de petits commerces en tous genres et qui portent encore les noms des différents objets commerciaux proposés dans les échoppes façon chinoise (rue du Riz, rue de la Soie, rue de l’Etoffe, rue du Papier ou rue du Bronze). Ici le passé et le présent se partagent la scène. D’un côté les marchands de rue aux chapeaux coniques transportant des paniers à chaque extrémités d’un long bout de bois et de l’autre les jeunes vietnamiens smartphones à l’oreille (dont peut-être celui de Cécile…), conduisant des scooters le visage protégé par un masque pour ne pas respirer trop de pollution.

Le contraste entre générations est palpable à chaque coin de rue. Si Hanoi garde ses coutumes ancestrales au travers des aînés qui sont ici très respectés et qui transmettent aux plus jeunes les valeurs qui leurs ont été inculquées, le bruit, le traffic, la pollution, l’avancée technologique, la société de consomation et le rythme soutenu du travail engendré par le tourisme en plein essor rappellent aux visiteurs que la ville est bel et bien entrée de plein pied dans le XXIème siècle.

Marionnettes sur l’eau

MarionnettesCe soir, nous ferons un bond dans le passé en allant assister à l’un des rares spectacles authentiquement vietnamiens, celui des marionnettes sur l’eau, datant de la période de la dynastie des Trân (1225-1400) et qui est spécifique au delta du fleuve Rouge. C’est un spectacle féerique qui se joue sur un plan d’eau et qui combine chants, musique et marionnettes fabriquées en bois peint de laque et décorées de feuilles d’or et d’argent. L’histoire relate souvent la vie quotidienne des paysans ou des faits historiques. Les chants qui accompagnent la musique parlent de travail dans les rizières, de légendes et d’amour.

Victoria Express

VictoriaBienvenu à bord du Victoria Express!

Nous passons la nuit dans le très romantique train couchettes « Victoria Express » qui relie Hanoi à Lao Cai. Nous sommes émerveillés par l’allure du train et par le revêtement en lambris des cabines ainsi que par chaque détail prévu pour que notre voyage en train de nuit soit une expérience inoubliable. Avant de pénétrer dans notre wagon, on nous distribue des petites serviettes humides parfumées à la citronelle, puis on nous guide jusqu’à notre cabine. Portes coulissantes en bois laqué, rideaux noués sur les côtés des larges fenêtres, lampes de chevet individuelles. Les couchettes du haut dévoilent, lorsqu’elles sont rabattues, une étoffe aux dessins géométriques rouges, blancs et noirs de style ethnique qui recouvrent toute la surface du lit. On a été jusqu’à prendre soin de prévoir pour chaque passager une aumonière en cotton imprimée et nouée par un lien en tissu contenant des petites bouteilles d’eau ainsi qu’une brosse à dent et de pâte dentifrice. C’est une fois de plus l’époque coloniale qui ressurgit et nous fait voyager dans le temps à bord de ce train magique. Un immense merci aux parents de Nicolas qui nous ont permi de vivre cette aventure grandiose et qui ont rempli d’étoiles les yeux de Maya, Lily et Joana.

Sapa

SapaNos 4 jours dans la province de Sapa (nom issu de la déformation du nom français ‘sapin’ donné à cette région gorgée d’arbres du même nom) nous permettent d’approcher de nombreuses minorités ethniques (HMong, Dao en particulier) lors de nos promenades sur les routes de montagnes.

La première ballade nous rapproche de quelques femmes Dao, qui rejoignent leur village par la route. Ce sont des personnes chaleureuses, souriantes au caractère ouvert. Cécile sympathise avec May qui parle un anglais quasi parfait appris au contact des touristes. Ces femmes dont la vie et les conditions sont rudes ont un sourire et une gentillesse qui vont droit au coeur. Durant la deuxième ballade, nous croisons quantité de villages, de familles et d’enfants. Nous en profitons pour distribuer cahiers, crayons et autre matériel scolaire aux enfants que nous croisons le long du chemin. Cécile improvise un atelier dessin avec ceux qui, pris d’un élan de créativité, ont ouverts leur cahiers pour laisser leur imagination s’exprimer sur le papier. Instants de partage et de rires qui l’ont rapproché un peu de la jeune population des rizières. La pluie et la brume qui nous avait accompagnés durant quasiment tout notre séjour a fait place à une belle éclaircie qui nous a dévoilé tel un cadeau l’exceptionnelle vue des rizières en terraces dont nous rêvions tant.

Baie d’Halong

Située dans le golfe du Tonkin, dans la province de Quang Ninh, au nord-est du Viet Nam à 165 km de Hanoi, la baie d’Halong est l’une des sept merveilles du monde…

Nous embarquons pour une croisière à bord d’une jonque, bateau traditionel d’Asie qui comporte deux voiles et qui est entièrement conçu en bois. Nous avons la chance de compter parmi le petit nombre d’une douzaine de passagers qui séjourneront sur le navire (c’est un peu comme si nous étions seuls à bord) et avec qui nous naviguerons paisiblement au milieu de la baie pendant 3 jours, le temps pour nous tous de nous imprégner du panorama unique de cette région d’une beauté naturelle spectaculaire. Le navire se met en marche…S’élèvent alors devant nous plus de 1600 piliers calcaires sculptés par la nature et immergés dans la mer tels des icebergs de pierre! C’est un paysage marin unique et majestueux devant lequel nous ne pouvons que nous émerveiller.

Ce voyage « ulysséen » nous conduit tantôt au coeur de grottes grandioses, telle la grotte des Surprises (Hang Sung Sot) découverte par les Français (qui lui ont donné son nom tant la beauté de celle-ci les a stupéfaits), tantôt au creux de plus petites cavités nichées dans la roche que nous visitons en canoë.

Nous nous rendons également dans une ferme flottante d’huîtres perlières… Découverte et explications de la fabrication des perles de culture de la baie d’Halong. Un immense merci à Grand-Papa et à l’Abuelita qui nous ont permis de partager avec eux ce voyage inoubliable.