Kenya

KenyaAprès 6 mois de préparatifs et notre toute première nuit en famille dans un avion, nous posons le pied sur le sol de la première étape de notre périple, le Kenya. Mombasa est notre porte d’entrée vers ce pays et ses habitants. Première file d’attente interminable, premières odeurs de l’Afrique et premières gouttes de sueurs. Il fait chaud. Dès notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse, l’accueil chaleureux des Kenyans (même la douanière est aimable et souriante). A l’arrivée des bagages, un monsieur s’approche gentiment de Maya et lui sourit. Il fait mine de la chatouiller. Elle rit. On comprend très vite qu’ici les enfants sont non seulement les bienvenus, mais qu’ils sont aimés. Maya est heureuse, et nous appréhendons de manière positive les débuts de ce premier chapitre africain.

Epuisés, les enfants s’endorment dans la jeep qui nous conduit jusqu’à Diani Beach, lieu de notre résidence au Kenya. Là, Beatrice (prononcez « Bitress ») nous réserve un accueil chaleureux. Cela fait longtemps qu’elle nous attend et qu’elle se réjouit de connaître nos enfants. Puis elle prend Joana endormie dans ses bras et, sans se poser de questions, elle l’emmène dans une chambre assombrie pour qu’elle puisse se reposer. C’est comme ça par ici, on s’entre-aide avec plaisir et c’est une chose naturelle. Hakuna matata!

La première journée se passe tranquillement. Les maillots de bain sont vite sortis et enfilés, nous découvrons avec enchantement les 17 kilomètres de plage de sable fin, blanc et immaculé que compte la côte. La plage est quasiment déserte. Les enfants jouent avec des noix de coco dégotées au bord de l’eau. La nuit tombe vite, nous sommes très fatigués. Tout le monde au dodo. Au loin, nous entendons l’océan qui nous berce et nous nous endormons sans nous en rendre compte.

Chants matinaux

SONY DSCDepuis notre arrivée, nous nous réveillons tous les matins au son du balai à main fait de branchages et au son des chants swahilis que « Bitress » fredonne en chassant les fleurs séchées que la nuit a laissées sur le sol de la maison. C’est magique l’Afrique. C’est un endroit où on prend le temps pour chaque chose et ou chaque chose prend du temps. On s’y fait vite!

Ma maison en carton

L’idée d’une maison en carton nous est apparue comme une évidence en ouvrant un tiroir qui cachait une paire de ciseaux et du scotch… A l’aide de ces deux accessoires, nous avons construit la toute première maison en carton recyclé de Joana qui accueillera bientôt Nilia (appelée aussi parfois Ilia ou Inilia…), sa poupée africaine.

Maya et Lily se réjouissent déjà de voir ce que deviendront les futures boîtes en cartons ramenées des prochaines courses…Peut-être une deuxième maison de poupée ou bien une étagère pour y déposer les trésors recoltés sur la plage?!?

L’ère du recyclage a commencé…

Grosse frayeur

A Diani il y a des Kenyans, des touristes, des expats, et nos cousins les Morgan. Dans la famille Morgan, il y a le papa, Olivier, la maman, Fabienne et puis il y a Lara et Max qui ont respectivement 6 et 4 ans.

A l’occasion de son quatrième anniversaire, Max nous a fait découvrir l’un de ses endroits favoris, le Snake Park! Ames sensibles s’abstenir! Les photos parleront d’elles-mêmes. Première grosse peur de notre voyage… Joana s’est glissée discrètement derrière la cage d’un Cobra Cracheur et a ouvert la porte de la cage pour aller caresser ce serpent dont la morsure ne lui aurait laissé que quelques heures à vivre. Voyant ce qui était entrain de se passer, Olivier a hurlé « Noooooonn Joaaaannnaaa », puis s’est rué sur elle et a refermé la porte de la cage. Ouf, il s’en est fallu de peu! Merci Olivier d’avoir sauvé notre enfant!

Jambo Bwana

Jambo, Jambo Bwana (Bonjour Monsieur)
Habari gani (Comment ça va?)
Mzuri sana (Très bien)
Wageni, mwakaribishwa (Etrangers, vous êtes les bienvenus)
Kenya yetu Hakuna Matata (Dans notre Kenya il n’y a pas de problème)

Les enfants de Tiwi

Rencontre très émouvante avec les orphelins et les femmes travaillant au centre Asante à Tiwi (http://asante-ev.org/en/). Créé en 2003 par Christina Rottland, ce centre accueille près de 120 orphelins dont les parents sont la plupart du temps décédés du SIDA. Il donne également du travail et de l’espoir à plus de 50 femmes vivant largement au-dessous du seuil de pauvreté et pour qui ce travail est un véritable salut. Le travail qu’a réalisé Christina Rottland est absolument remarquable, et Cécile et moi sommes très heureux de lui apporter notre aide en animant une série d’ateliers de musique et de création artistique dans son centre à partir du mois de novembre.

Kata Kata

Instant magique… Les femmes de Tiwi dansent le Kata avec Christina Rottland, fondatrice du centre Asante (à gauche sur la video). Le Kata se danse en faisant des mouvements circulaires des hanches et des fesses. C’est une danse festive très populaire dans la région.